:: Papyrus royal :: Bibliothèque publique :: Papyrus Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La religion

avatar
Ptah
le magnifique
Age : indéfini.
Localisation : à la cité des dieux.
Situation professionnelle : je suis divin.
Célébrité : moi-même (par Schizophrenic).
Messages : 122
Inscrit le : 19/12/2017

Voir le profil de l'utilisateur
Sam 27 Jan - 9:54

La religion
Dans un contexte d’affaiblissement du pouvoir pharaonique, les temples assuraient seul le maintien des traditions égyptiennes. Mais cela n’a pas commencé avec les Lagides, il ne fera que se renforcer. L’Egypte Ptolémaïque hérite d’un empire très structuré par les temples, par leur pouvoir. Mais la plupart étaient déjà à l’état de ruine, ainsi la période Lagide va permettre la reconstruction de nombreux temples, pour renforcer leur pouvoir.

Le temple

En égyptien, le temple s’appelle le Hout Netjer « le château du Dieu ». Ce temple enceint d’un mur sacré, parfois haut de quinze mètre était percé de portes monumentales, aujourd’hui il ne reste que le portes des temples, l’enceinte ayant servie de carrière depuis l’époque romaine. Les temples étaient très souvent reliés au Nil par une voie sacrée bordée d’une allée de Sphinx et de bélier.

L’entrée monumentale est flanquée de Pylônes. Une fois à l’intérieur nous étions dans une grande cour, la cour des fêtes, péristyle, à ciel ouvert avec des colonnades. Ensuite la salle Hypostyle et sa petite colonnade rappelant la végétation du Nil car le temple doit refléter le réel. Enfin nous accédions à l’espace le plus sacré accueillant la statue divine, le Naos. Il était à l’époque interdit aux personnes autres que le clergé. Il est fermé et sans fenêtre. On trouve dans le temple la barque qui permettait chaque année de transporter la statue du Dieu. Un lac sacré fournissait de plus l’eau servant à purifier, laver quotidiennement la statue du Dieu.

Pour les égyptiens, la statue, était le Dieu. Le prêtre devait purifier l’air, la statue, avant d’apporter le repas au Dieu pour réactiver le lien. On trouve plusieurs grands ensembles à Memphis, à Thèbes, mais c’est au sud que se trouvent les temples les mieux conservés.

Mais les temples ne sont pas des lieux de rassemblement, ce sont des lieux fermés à la communauté, accessible à une minorité de prêtre et du clergé. C’est aussi un lieu idéal, où le monde est idéalisé, où le temple représente le lieu de fusion entre le réel et le panthéon.

Le clergé

Il faut prendre conscience que le clergé n’exerce pas de pouvoirs propres mais exerce des pouvoirs délégués par le pharaon. Le pharaon délègue un pouvoir dont il ne peut pas continuellement se réoccuper. Cela engage des liens entre les Lagides et le clergé. Ils ont la charge de maintenir l’ordre de l’univers pour maintenir l’ordre du monde, une tâche de conservatisme. Les prêtres pouvaient aussi exercer des fonctions civiles, ils se partageaient le culte au cours de l’année, permettant de libérer du temps pour d’autres activités.

Le clergé n’est pas l’apanage d’une minorité. On leur demande simplement de respecter le rite à la lettre ; il n’y a pas de liens spirituels particuliers (à l’inverse des chrétiens), on leur demande d’être de bons spécialistes. Les membres du clergé sont aussi ceux qui possèdent la mémoire, la capacité de lire, d’écrire, d’archiver et ce au-delà de leur fonction religieuse.

Il ne faudrait pas parler du clergé au singulier, il est en réalité multiforme, il est hiérarchisé. Les sacerdoces étaient transmis de façon héréditaire. Il n’y a pas de cursus honorum, un fils de prêtre pouvait reprendre la charge de son père à peine celui-ci décédé. Il représente donc une société très fermée, qui se reproduit par génération avec de véritables dynasties.

La puissance des prêtres se prend aussi dans le domaine économique puisque les prêtres possèdent un grand patrimoine foncier. Les temples veillent particulièrement à ce que ces terres ne soient pas amputées d’une partie de leur superficie.

Influence grecque

Il est tout à fait étranger aux grecs d’imposer leur religion sur une autre, la conquête se fait dans le plus pur respect de la religion égyptienne. Cependant les grecs créaient un nouveau culte, celui de Sarapis. Il s’inspire du culte d’Apis en le transformant en culte gréco-macédonien. Il est évidemment que ce culte est d’inspiration royale, il va ainsi se développer dans toute l’Egypte et notamment à Alexandrie dont il va devenir le Dieu de la ville. Ce Dieu va symboliser l’emprise du pouvoir Lagide sur l’Egypte.

Le culte des animaux fait aussi sa réapparition. Le taureau Apis, avec ses grandes funérailles. Le faucon d’Edfou, Orus avec sa réincarnation chaque année.

Pharaon et religion

Le pharaon est le garant de la bonne marche du cosmos, il garantie le bon traitement à l’effigie divine. Il doit faire régner la Maât, l’ordre et la justice. Parce qu’il en est le garant, il y a du point de vue des prêtres tendance à légitimer le pouvoir en place, en raison de cette recherche de stabilité. Le fait que Ptolémée V et ses descendants est leur titre pharaonique signifie une proximité avec le clergé, en retour il devait répondre au « cahier des charges » d’un pharaon. Justice, vaillance, piété, philanthropie… telles devaient être les caractéristiques d’un roi pour son accession au titre de pharaon. C’est précisément parce que les Lagides vont respecter les temples qu’ils pourront s’inscrire dans l’histoire religieuse de l’Egypte et entrer dans les temples traditionnels.

Religion et pouvoir

Le pouvoir ne pouvait être présent partout, à l’inverse les temples présent partout, comprenaient des prêtres à mi-temps, des scribes, qui pouvaient déléguer leur temps à la charge de l’état. Ils pouvaient ainsi devenir les relais du pouvoir royal. C’est en ce sens que la coopération entre le pouvoir royal et le pouvoir religieux va renforcer le pouvoir des uns et des autres, et ce en passant par les élites. Mais la population n’avait pas grand mot à dire. Ceux qui allaient contre le roi étaient considérés comme impies.

L'influence des Lagides sur la religion

Les Lagides font reconstruire les temples, augmentent leur taille, revoient les architectures intérieures. Ils auront donc une bonne réputation dans la population égyptienne. L’avancement du temple d’Isis à Philae dépend par exemple de la volonté royale, à Karnac, Ptolémée IV fait restaurer les colonnades des temples de Louxor. Il y a une véritable politique de collaboration avec une somme donnée annuellement syntaxis, impôt offert au temple pour assurer l’effort de construction.


Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Curse of Anubis :: Papyrus royal :: Bibliothèque publique :: Papyrus-
Sauter vers: